400 KILOMÈTRES EN SIX JOURS ENTRE BREST ET NANTES EN STAND UP PADDLE GONFLABLE RACE 14'

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"Avec mon pote d'études, Clovis, cela faisait quelques temps que l'on réfléchissait à faire un séjour itinérant en SUP. Nous avions émis l'idée de faire une partie du canal de Nantes à Brest mais cela restait une proposition parmi d'autres. C'est 3 semaines avant le départ que l'on s'est mis d'accord. Nous ferons un départ de Brest. Clovis habite aux Sables d'Olonne et moi à Brest. Cela nous ferait partir de chez l'un pour arriver quasiment chez l'autre, mais nous savons que si nous voulons arriver à Nantes, il nous faudra faire de grosses journées de rame. Ce challenge nous plaît !

Si nous voulons plier le canal dans le temps dont nous disposons, il nous faut faire entre 50 et 60 km / jour. À cela, il faut ajouter les passages d'écluses (238 entre Brest et Nantes). Nous savons que cela va prendre beaucoup de temps et ralentir considérablement notre vitesse de progression. 

À la différence des vélos, avec nos Stand Up Paddles, nous serons forcés de rester en bordure de canal. Il nous faut donc être autonomes car nous n'allons croiser que très peu de villes et villages."

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#1 Dimanche 2 juin, top départ

Au vu des conditions météo, nous décidons de faire un départ en fond de rade de Brest. Nous nous calons sur la marée montante qui nous donnera du courant pour remonter l'Aulne jusqu'à Port Launay où commence réellement le canal.

C'est la première fois que nous montons sur nos Sup gonflables Itiwit 14' aussi chargés. Notre chargement pèse entre 15 et 20 kg. Nous voilà rassurés, nous arrivons à tenir sur nos planches !

Nous ramons une trentaine de kms avant d'arriver à la toute première écluse. Le moment est venu de tester les roulettes qui nous permettront de passer les écluses par le chemin de halage. Le but est de sortir de l'eau, monter le talus jusqu'au chemin, retourner notre paddle avec nos affaires suffisamment bien accrochées pour rester solidaires de notre planche, mettre l'avant de la planche sur l'épaule et faire rouler notre paquetage jusqu'au bout de l'écluse avant de nous remettre à l'eau. Il nous faudra quelques petits réglages avant d'être vraiment calés mais notre technique fonctionne !

Nous finissons la journée sous la pluie et passerons notre 1ère nuit quelques kilomètres après Châteaulin sous un abri qui nous permet de rester au sec. Ouf !!
 

#2 Lundi 3 juin, première grosse journée

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Départ 8h30 pour la première grosse journée. Les lumières du matin sont magnifiques ! Nous ramons 6h30 avant de nous arrêter manger sur le bord de rive puis repartir et finir notre journée vers 21h30. 
Nous nous familiarisons tant bien que mal avec les écluses et rencontrons régulièrement des éclusiers amusés qui nous demandent "vous voulez aller jusqu'où comme ça ?" Ils devenaient d'un coup très sceptiques et nous regardaient avec de grands yeux lorsque nous leur répondions que nous voulions aller jusqu'à Nantes avant la fin de la semaine. 

Le lendemain, le corps répond bien, il s'habitue à ramer toute la journée. Nous avançons sur plusieurs kilomètres avant d'arriver à une succession d'écluses séparées de 200m les unes des autres et nous demandent donc de sortir pour marcher une bonne heure sur le chemin de halage. Nous sommes pieds nus dans nos chaussures et je ne me rends compte en m'arrêtant que mes pieds n'ont pas apprécié cette portion de marche. Ceux de Clovis vont mieux heureusement. 
Nous nous arrêtons en début de soirée où notre pote d’études Thibault nous retrouve pour la nuit, il nous a apporté de quoi faire un bon barbecue, quel bonheur !

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#3 Mercredi 5 juin, pause soin des pieds

Clovis a repris la route à 5h du matin; Quant à moi, j'ai prévu de profiter d'aller au village le plus proche prendre de quoi soigner mes pieds jusqu'à la fin du séjour. Petit arrêt au stand et on me dépose vers 10h au début du lac de Guerlédan, à l'endroit où Clovis nous attend. Il a déjà parcouru 25 km depuis l'aube. C'est un plaisir de faire les 10 kms du lac de Guerlédan. Nous franchissons d'ailleurs quelques écluses sans les apercevoir car elles sont immergées par le lac. Au bout du lac, nous tombons sur le barrage. Il faut donc sortir et descendre vers la suite du canal en contrebas. Nous prenons la mauvaise option et cela implique une longue marche d'environ 1 heure sur la route avant de rejoindre le canal en direction de Pontivy. Cela fait 2 jours que nous sommes dans les Côtes d'Armor et ce n'est pas le département où les écluses sont le mieux aménagées. À chacune de nos sorties, les talus sont en friche, c'est une vraie galère.

#4 Jeudi 6 juin, la tempête Miguel approche

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La nuit a été très humide, les orages tournaient autour de nous. Ce matin, c'est dur de sortir de son hamac. Nous ramons à 7km/h de moyenne mais les passages d'écluses réduisent notre allure à 5km/h environ depuis le début de la semaine.

Nous faisons une pause à Josselin, une magnifique cité de caractère avant de repartir vers Malestroit. La journée a varié entre grosses averses et éclaircies. Nous avons entendu parler de la tempête Miguel qui ne va pas tarder à toucher la pointe bretonne et se diriger vers nous. 
Vers 20h30, à 2 kilomètres de Malestroit, nous arrivons à une écluse bordée d'une veille grange. L'éclusier accepte gentiment de nous laisser passer la nuit à l'abri sous la grange. La pluie est tombée toute la nuit.

Étonnement, lorsque nous nous réveillons, le temps n'est pas si horrible qu’annoncé. Nous en profitons pour faire les 2 kms qui nous séparent de Malestroit où nous avons prévu de prendre un petit déjeuner. Nous repartons finalement sous la grosse pluie avec un vent qui forcit de plus en plus. Parfois, nous l'avons dans le dos, parfois de face mais nous savons qu'il va prendre de l'ouest dans l'après-midi et ainsi s'engouffrer dans le canal, dans notre sens. Seul un gros orage nous demande de nous arrêter tout à coup. Par chance, nous arrivons à une écluse pile à cet instant, cela nous permet de nous abriter et passer un super moment avec l’éclusier et un couple de marcheur passant par là. 
Lorsque nous passons Redon, le vent est à son maximum et nous avons croisé plusieurs arbres tombés en travers du canal. La fin de journée ressemble à un vrai downwind et nous finissons la journée éprouvés mais contents d'avoir pu parcourir 50 kms malgré la tempête. A la clé, nous en avons fini avec la Bretagne, nous rentrons en Loire-Atlantique
 

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#5 Samedi 8 juin, on sera à Nantes demain

Nous partons avec à l'esprit notre arrivée à Nantes. C'est une grosse journée pour avancer le plus que l'on peut et ainsi terminer le boulot le lendemain. Il nous reste 85 kms à faire en 2 jours. La tempête est passée et il fait même beau, fait suffisamment rare pour être souligné ! Nous ramons plusieurs heures avant d'arriver à Blain. Pour ma part, le haut du corps va bien mais mes jambes commencent à sacrément faiblir et devenir très douloureuses. Les derniers kilomètres de la journée sont difficiles et je vais puiser au fond de moi. Clovis a l'air plus en forme. La Dordogne Intégrale sur 350 kms en 3 jours qu'il a faite il y a un mois l'a bien entraîné !
Nous passerons la nuit sous des pommiers en bordure d'écluse, la n°5. Eh oui, plus que 5 écluses à passer avant Nantes !! 

Réveil 5h ; nous plions le camp et partons aux premières lueurs du jour. Nous souhaitons en finir vite et arriver pour l'heure du déjeuner à Nantes. Il nous reste 30 kms à faire, plus que 10 sur le canal avant d'arriver dans l'Erdre et ainsi faire route au sud sur 20 kms, avant le centre ville de Nantes. Il est 8h lorsque nous débouchons dans l'Erdre, nous sommes seuls sur l'eau à profiter de ce moment magique ! Les paysages du canal que nous traversions depuis le début changent d'un seul coup. 
Tout va bien, je crois que depuis le 1er jour, nous n'avons jamais ramé aussi fort. L'excitation prend le dessus sur toutes les petites douleurs physiques. Nous nous arrêtons prendre un petit déjeuner à Sucé-sur-Erdre puis repartons pour en terminer. On savoure les derniers kilomètres ; plus on approche de Nantes, plus il y a du trafic sur l'eau, cela nous change de d'habitude.
 

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#6 C'est l'arrivée

12h37 : Arrivée au quai Versailles en plein centre ville de Nantes. On explose de joie, on se tape dans la main, on se prend dans les bras, les gens autour de nous doivent se demander pourquoi nous sommes si heureux ! Mais je peux vous assurer que nous, nous savons pourquoi ;)
12h45 : Une bonne bière bien méritée !
 
Il nous a fallu 6 jours 23 heures et 46 minutes pour venir à bout des 400 kms et 238 écluses qui nous séparaient du point de départ. 
 
Au long de notre parcours, nous nous sommes souvent demandés pourquoi on avait choisi de faire ce canal. En effet, toutes ces écluses font qu'il n'est pas vraiment adapté à la navigation en SUP. Nous ne regrettons absolument pas ce que nous avons fait mais je crois que ce n’est pas le genre de parcours que l'on fera une deuxième fois.
Pour le prochain trip nous privilégierons un itinéraire avec beaucoup moins d'écluses, mais une chose est sûre, nous repartirons
 

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