L'aventure en stand up paddle en bas de chez soi

2 parisiens qui pratiquent le stand up paddle sont partis à l'aventure sur le canal de l'Ourq en bas de chez eux et sont revenus par la Marne.

stand up paddle ourcq marne

L'AVENTURE NAUTIQUE EN BAS DE CHEZ SOI

"Suite à plusieurs discussions ces derniers mois avec divers photographes, athlètes outdoor et journalistes, nous nous rendons compte qu’au fond de nous, il y a une très grosse envie de développer les « micro-aventures ». Il s’agit là de partir à l’aventure tout simplement en bas de chez soi, montrer qu’il n‘est pas nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour vivre des choses passionnantes, extraordinaires et que nous avons tout un terrain de jeu formidable à portée de main.

Marianne (psychomotricienne) et moi (ingénieur du son) sommes tous deux Parisien, et cela fait 7 ans que nous nous baignons dans le canal de l'Ourcq, été comme hiver. Ce canal est un endroit que nous affectons tout particulièrement, d’ou cette idée de le parcourir en SUP !"

Alex Voyer

#1 Préparation minimale pour deux amateurs

Le minimum pour avoir un semblant d’autonomie pendant quelques jours, c'est une tente, deux sacs de couchage, des lampes frontales, de la crème solaire, quelques T-shirts, un peu de nourriture au cas où nous ne trouverions pas de ravitaillement en route (ce qui nous semblait peu probable aux alentours de Paris), le tout empaqueté dans 4 sacs étanches répartis sur les 2 stand up paddles gonflables Itiwit 12'6x29 et 12'6x32. Ces planches sont parfaitement adaptées à la randonnée sur l'eau de plusieurs journées. On peut les charger de sacs devant et derrière, elles sont assez stables (surtout la 32" de large) avec une bonne vitesse de croisière.

Nous avions fait un peu de paddle auparavant, mais ne sommes pas des utilisateurs confirmés. Nous n’avions donc absolument aucune idée de notre vitesse et de la distance que nous serions capables de parcourir chaque jour.

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#2 Les 3 premiers jours face au courant

Les 3 premiers jours nous ont permis de rejoindre Meaux en partant du bassin de la Villette dans le 19ème arrondissement de Paris. Nous avons pagayé en moyenne 6 heures chaque jour, mais le courant nous faisait face, et nous avancions très lentement à environ 3km/h. Nous faisions donc entre 16 et 20km par jour.

La première nuit, nous étions encore relativement proches de Paris, et ne voulions pas camper en zone peri-urbaine. C’est donc dans un hôtel de zone commerciale à Villeparisis que nous avons fait notre premier arrêt, mais pas des plus romantiques. 

Nos téléphones portables nous ont été d’une grande aide pour pouvoir nous localiser et trouver ce logement à proximité alors que la nuit tombait.

 

#3 Retour sur Paris via la Marne

La seconde nuit, nous l’avons enfin passée au bord de l’eau dans notre superbe tente 2 places. Nous étions sortis des villes et en pleine campagne, quelle satisfaction de se sentir totalement autonome et pouvoir camper de manière sauvage en étant partis de Paris.

La troisième journée nous semblait interminable. Nous sentions la fatigue de nos 6 heures d’efforts par jour lorsque nous sommes arrivés à Meaux. La météo se gâte et nous décidons alors de trouver un hôtel pour nous abriter et nous reposer, ce qui nous a fait le plus grand bien. L’aventure, c’est chouette, mais nous sommes quand même Parisiens…

Pendant cette pause due à la pluie, nous nous sommes posés la question de notre itinéraire. Fallait-il mieux continuer le canal de l’Ourcq (ce qui était notre plan initial) ou retourner sur Paris mais via la Marne ? Nous avons opté pour la seconde solution, sans aucun regret. Nous avons mis 2 jours pour rentrer sur Paris dans des décors très différents. Le canal de l'Ourcq est étroit et ombragé, la Marne est très sinueuse, bien plus large, avec une végétation bien plus fournie. Nous étions alors dans un autre voyage. Le courant nous poussait et nous avancions à environ 7km/h ce qui nous a changé la vie. Le paysage défilait plus rapidement, il nous était bien plus simple de trouver un endroit ou bivouaquer étant donné qu’on pouvait balayer un plus grand espace. Et la satisfaction de glisser plus rapidement sur l’eau est aussi très grande.

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#4 120 kms en 6 jours, pas mal pour 2 amateurs !

Le chemin retour était plus long mais nous avons mis exactement le même temps pour le parcourir. Les écluses et les barrages de la Marne sont plus imposants, et demandaient une préparation et une analyse des cartes pour savoir ou et comment sortir de l’eau. L’association des SUPeurs Marne nous a beaucoup aidé à ce sujet. Il s’agit d’une association de SUP qui pratique régulièrement dans la Marne et leurs conseils nous ont été précieux, un grand merci à eux !

En 6 jours, nous avons finalement navigué environ 120 kilomètres, sans aucun entrainement spécifique auparavant. Il s’agit là d’une des plus belles semaine que nous ayons passée, car tout était absolument improvisé et spontané. Les heures de paddle quotidiennes ont un effet de relaxation, presque de méditation qui sont tellement agréables. Nous parlions relativement peu, nous étions dans notre bulle de silence à flotter sur l’eau à seulement quelques kilomètres du périphérique. Le son du clapot et le paysage qui défile au ralenti étaient nos meilleurs alliés.

Que ce soit en paddle, à la nage, en vélo, en randonnée...nous ne pouvons que conseiller à quiconque de trouver l’aventure qui est en bas de chez lui, car il y en a forcement. Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour se ressourcer et admirer des paysages magnifiques.

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LA VIDEO DE L'AVENTURE

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