J'AI PARTICIPÉ À LA NAUTIC SUP PARIS CROSSING 2017

Gregoire, designer Stand-up paddle chez Itiwit a eu la chance d'être tiré au sort et de participer pour la deuxième fois à cette course devenue en quelques année la plus grande course de stand-up paddle du monde en nombre de participants organisée chaque année pendant le Salon Nautique de Paris. Ils étaient 700 passionnés de tous niveaux le dimanche 3 décembre à s'élancer sur la Seine pour 12 kilomètres inoubliables. Revivez cet événement à travers son expérience...
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Facile de voyager avec un paddle gonflable !

Trop facile de prendre l'avion avec un gros sac à dos en guise de quiver (pagaie démontable incluse). Des connaissances ont du monter en voiture pour pouvoir emmener leurs planches rigides de course,,,,

Et en plus je peux me déplacer en métro, c'est vraiment très pratique.

J’ai choisi pour ce déplacement le sac convertible 40-140 litres afin de pouvoir mettre mon stand-up paddle gonflable, ma pagaie et ma pompe dans le grand compartiment. Dans le petit volume étanche, je glisse toutes mes affaires pour le week-end. Ça me permet également d’avoir un sac à dos confortable en vue de mes déplacements à Paris.

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Briefing de la course la veille au Nautic

Avec le gonflable pas besoin de prendre sa voiture à Paris, de galérer à se garer etc. J’arrive directement au Hall 1 du Salon Nautique, j’y retrouve des amis et des ambassadeurs Itiwit venus de magasins Decathlon. On finalise notre inscription, on récupère transpondeur (pour connaître ma position à l'arrivée), stickers, dossard etc... et on part gonfler nos paddles. Pour cette course, j’ai choisi le Itiwit Explorace 12’6x26” que j’utilise régulièrement et avec lequel j’ai déjà fait la Dordogne intégrale (130 kilomètres en 14 heures) et la course Bilbao World Cup Challenge (9 kms).
Une fois gonflé, je colle le sticker avec mon numéro, je passe à la jauge pour vérifier la taille du stand-up paddle et je confie la planche à l’organisation qui gère leur acheminement pour le lendemain et les place en fonction des numéros dans les différents camions. A la vue des planches empilées les unes sur les autres, je suis serein car je sais que mon Explorace gonflable ne subira aucun dommage grâce à la solidité de sa construction.

Le sac convertible me permet de transformer mon sac de paddle en sac à dos étanche 40 litres , d’y mettre la pompe et plusieurs accessoires. Je peux ainsi me balader tranquillement au Salon Nautique.

A 18 heures, c’est le briefing de course. C’est là que l’on commence à se rendre compte de l’ampleur de l’évènement. Les 700 participants sont bien attentifs aux différentes informations de timing et de sécurité pour le lendemain matin.

Notamment les dernières informations sur la météo: cette année encore il va faire froid! En plus de ça, peut-être un peu de pluie...

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Comment m’habiller pour cette course?

Lever 5h45 et c’est parti pour l’habillement! C’est un sujet qui m’a pas mal préoccupé les dernières semaines. L’année dernière il faisait très froid (-2°)  j’avais fait le choix d’une combinaison néoprène intégrale 3/2mm que j’ai regretté au bout de 10 minutes de course: trop chaud et épuisant car la combinaison freinait mes mouvements de bras à chaque coup de rame. Cette année j’ai fait un test concluant lors d’un entraînement matinal dans des conditions fraîches. Mon équipement est donc composé de:
- chaussons de surf néoprène 3mm Tribord pour ne pas avoir froid aux pieds (l’eau est à environ 5°c). La semelle est assez fine, je peux bien sentir la planche, je ne perds pas en stabilité.
- pantalon néoprène 2mm Itiwit: comme les jambes ne bougent pas énormément, je choisis de garder du néoprène sur le bas pour ne pas prendre froid. Je me dis également que si je tombe et me rattrape sur ma planche, mes jambes risquent d’être les premières à être mouillées
- t-shirt maille grattée en première couche pour un maximum de chaleur
- veste polaire zippée pour encore plus de chaleur et la possibilité de faire évoluer sa thermicité pendant la course en cas de besoin
- bonnet pour garder la tête au chaud

Direction le métro pour rallier le départ de la course à la Bibliothèque Nationale de France.

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Le départ de la course: noir et froid glacial !

Arrivé sur place, je retrouve les amis et les ambassadeurs Itiwit. Ma planche est rangée par numéro à côté des camions. On choisit une place pour nous préparer: mise en place de l’aileron, du leash, choix des affaires à emporter…
Il y a beaucoup de monde. J’adore cette ambiance ou l’on voit la popularité du stand-up paddle du champion qui y va pour la gagne à ceux qui en ont fait une dizaine de fois dans leur vie et qui vont descendre la Seine déguisés pour profiter du paysage et prendre du plaisir dans une balade sportive.

Un dernier briefing de course. On repose le sac dans le camion. C'est parti pour la mise à l'eau. Comme elle est très étroite, il faut une bonne dizaine de minutes pour que tout le monde soit en place. On doit se positionner entre la ligne des bateaux comité et le pont en amont. Le courant est plus fort que l’année dernière, il faut ramer pour rester en place et ne pas dépasser la ligne de départ. Le plan d’eau est assez agité avec tout ce monde à l’eau. La faible visibilité trouble nos repères et nous donne une impression d’instabilité. Tout le monde avance vers le pont en amont tout en essayant de rester placé non loin de la ligne de départ. Puis les bateaux coupent leurs moteurs, les premiers commencent à se retourner, on sent que ça va partir, et le signal est donné, j’allume ma montre et c’est parti!

L’année dernière, j’ai terminé vers la 40ème place, cette année je dois faire mieux!

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Ramer à fond et profiter de la vue

Les toutes premières minutes sont les plus compliquées, tout le monde accélère, le plan d’eau est très chaotique, il y a du clapot partout. Je choisis d'accélérer la cadence pour sortir assez vite du groupe afin de pouvoir avoir d’avantage de stabilité.

Arrivé à l’île Saint Louis les écarts sont déjà bien creusés. Je me retrouve naturellement avec des participants de mon niveau et c’est parti pour la deuxième partie de la course. Je cherche à garder un bon rythme de croisière dans un petit groupe où chacun prend son relais. Il faut être attentif pendant la course bien passer au centre de ponts, éviter le contre courants générés par les piliers.

Au même moment, on passe vers l’endroit le plus incroyable de la course, au niveau de Notre Dame, la rivière est très étroite, on rame dans un endroit magnifique.

Puis tout au long du parcours, on découvre Paris vu de la Seine, on passe devant le Louvre, le Grand Palais, la Tour Eiffel, c’est magique!

La course avance. Je me rends compte au bout d'une demi-heure que je suis pas mal placé. Les premiers sont visibles puis suit un groupe de 8 personnes et je suis juste derrière eux. C’est vers ce moment là que mon groupe s’est un peu décomposé, chacun cherchant à accélérer et tenter de gagner des places.

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A l’arrivée, j'attends les copains et les résultats

Une fois l’arche d’arrivée passée, il faut faire attention pour traverser la Seine: le trafic maritime a repris. Une fois au bord, une faible pluie commence à tomber, le froid commence à se faire ressentir. Je récupère vite un gros manteau ainsi qu’un petit café offert par l’organisation qui permet de se réchauffer.
Je retourne sur le quai d’arrivée et commence à voir arriver les premiers amis Adrien, Céleste, Julie…Tout le monde a l’air ravi de l’expérience.

Je suis hyper content de mon habillement pendant la course: je l’ai pas eu froid, ni trop chaud et pas gêné dans mes mouvements.

C’est vraiment une course accessible à tous! les premiers terminent en 55 minutes et les derniers en 2 heures. Le courant rend l’épreuve facile, tout le monde peut y aller à son rythme.

On récupère nos sacs, on range les paddles et on rentre au Salon Nautique en bus pour avoir un petit brunch offert par l’organisation. On débriefe la course, on se raconte les anecdotes de l’épreuve. Puis les résultats tombent: sur la course "amateurs", je termine en 56 minutes (1h03 l’année dernière) et à la 14ème position, le tout en stand-up paddle gonflable entouré de planches full carbone. Adrien (ingénieur pagaies) finit 66ème. Julie (ingénieur kayak) qui s'était inscrite en "pro" par erreur  réalise une superbe performance en finissant 11ème !

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J'ai gagné le droit de faire une deuxième manche

Cette place me qualifie à la seconde manche de la course. Les 14 meilleurs amateurs et les 6 meilleures filles se retrouvent l'après-midi pour une course relais en 2 équipes dans la piscine du Salon Nautique.

On fait un sprint de 50 mètres avec demi tour à la bouée. Mon équipe perd l’épreuve mais c’était une super expérience car il y a une ambiance de folie....et il fait chaud!
 

Le Nautic Sup Crossing de Paris est vraiment une course magique, accessible à tous les niveaux. J’espère que le nombre de place sera encore plus importante l’année prochaine afin que toute l’équipe Itiwit et tous les pratiquant(e)s puissent venir partager avec moi ce moment exceptionnel autour de notre passion du stand-up paddle.

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