LA DORDOGNE INTÉGRALE, COURSE DE 350 KILOMÈTRES, RACONTÉE PAR DEUX AMBASSADEURS ITIWIT EN KAYAK GONFLABLE STRENFIT X500

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BAPTISTE (Directeur Decathlon Lyon Part Dieu) :
Grâce à l'équipe Itiwit, j’entends parler du projet "Dordogne Intégrale 350" (faire 350 kilomètres en plusieurs jours et en semi-autonomie en partant d'Argentat jusqu'à Blaye) J’adore ce genre d’événements sur plusieurs jours et je connais plutôt bien car j’en ai déjà réalisés en trail, en VTT, en alpinisme mais jamais sur l’eau. C’est donc un énorme défi personnel. En tant qu’ambassadeur Itiwit, je me suis naturellement tourné vers le nouveau kayak gonflable Strenfit x500 Itiwit
Une fois inscrit, il restait à caler le reste de l’organisation car, qui dit course sur plusieurs jours, dit forcément où se poser et où dormir la nuit. Mais avant cela, il fallait trouver mon assistance (obligatoire pour la course). Je me suis tourné vers un collègue de travail et ami, grand sportif également, pour me suivre et me supporter dans l’épreuve. Il sait ce qui l’attend car il était déjà présent en 2018 quand j'avais fait la Dordogne Intégrale 130 kilomètres en stand up paddle gonflable Itiwit. Je savais qu’il allait me faire rire dans les moments plus difficiles mentalement. Et pour moi, c’est l’essentiel ! 

NICOLAS (Directeur Développement Decathlon)
Quand l'équipe Itiwit a lancé le défi des 350 kilomètres, je n'ai pas hésité une seconde. Et bien sûr, pas question de le faire en relais, ce sera en kayak solo. Elodie, mon épouse, m’accompagnera sur la  course pour me seconder, m’encourager, me ravitailler. Je sais déjà que son rôle sera déterminant pour réussir ma course. 
J-1 : le réveil sonne très tôt, le taxi nous attend déjà dans la rue. Nous chargeons rapidement mon matériel Itiwit composé du sac à dos dans lequel est plié mon kayak Itiwit Strenfit x500 que j'avais utilisé sur la Dordogne Intégrale 130 kms l'an dernier, mon gilet, une pompe, mes pagaies et nos deux valises. Direction l’aéroport Orly, destination Bordeaux.
Arrivés à Bordeaux, nous récupérons nos bagages sans encombre. C'est quand même super pratique de voyager avec un kayak gonflable ! Nous prenons livraison de notre van, loué pour l’occasion et direction Argentat.
 

 

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#1 La logistique, clé de voûte de ce défi

¤BAPTISTE :
J’ai tout écrit pour vivre ma course idéale, que ce soit le parcours ou encore la liste de matériel à emporter pour ne rien oublier avant, pendant et après la course. Pour le parcours, j’avais décidé de commencer par faire deux longs jours pour finir plus tranquillement : 
J’ai tout de suite évacué l’idée de dormir en tente. Je l’avais vécu en 2018 et avec les mauvaises conditions climatiques, je n’ai jamais réussi à me réchauffer pour enfin finir malade. J’ai alors choisi l’idée de prendre un camping-car. Ce moyen de transport va me permettre de bien dormir pour bien récupérer. En cas de mauvaises conditions climatiques, je pourrai me réchauffer de temps à autre à l’intérieur, et vivre d’excellents moments avec mon assistance.

Concernant ma préparation, je ne cherche pas à faire un record donc je sais que le mental sera plus important que le physique. Mais afin de me préparer quand même au mieux, j’ai couru et fait du rameur 2 fois par semaine pour le cardio. J'ai fait du gainage aussi car on en a toujours besoin sur le bateau et la position dans le kayak va mettre à rude épreuve le corps. Et, pour finir, des exercices de kettlebell pour gagner en puissance et endurance sur le haut du corps.
 

#2 La veille de la course, le stress monte

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¤BAPTISTE :
En arrivant à Argentat, on se gare directement sur l’aire de camping qui est en fait le stade de rugby de la ville. Je croise des personnes que j’ai déjà vues en 2018 et l’équipe Itiwit. Nicolas est arrivé lui aussi, on se dit qu'on est un peu fous d'être venus jusqu'ici pour cette course !
Il est temps de récupérer son dossard, sa puce GPS et les petits cadeaux de l’organisation. Le stress commence à monter car, le lendemain, c’est le grand départ. Je croise beaucoup de kayaks sur le chemin, il y a énormément de kayaks différents mais aucun n'est gonflable !
Au retour au campement, je gonfle mon kayak x500 en moins de 5 minutes. C’est un des gros avantages de ce kayak de randonnée. Puis je place le siège et les cales pieds et installe tout l’équipement de sécurité obligatoire. Je remplis un sac étanche de 10 litres avec une trousse à pharmacie au cas où et une couverture de survie. Je range le tout dans la trappe arrière.
Pour l’éclairage, à l’avant, j’ai choisi une lampe torche étanche. Mais sincèrement, elle servira plus à voir ce que je fais sur le kayak que les alentours. Et, afin de me signaler à l’arrière, je fixe sur la poignée une lampe de sécurité de voile étanche qui clignote. 
Pour finir mon équipement, je mets un bâton Cyalume dans mon nouveau gilet de flottabilité 50N Itiwit Pocket au niveau de la poche centrale, ainsi qu’une frontale Forclaz Trek 900 pour voir ce qui se passe autour de moi lors de la navigation de nuit ; mais également toute l’alimentation prévue, sucrée comme salée pour varier les plaisirs.

¤NICOLAS :
Une fois sur place, je constate rapidement que la plupart des kayakistes sont équipés "compétition", ça ne rigole pas ! Je me mets à douter de mes capacités à aller au bout. Mais je reviens rapidement à des pensées positives : l’esprit de compétition, c’est de savoir donner le meilleur de soi et prendre du plaisir à le faire.  
Après avoir retiré mon dossard et tracker GPS, nous prenons notre repas avec l’ensemble des participants et assistons aux dernières recommandations du directeur de  course.
Nous ne nous attardons pas et partons rapidement nous installer, à proximité de la ligne de départ, pour passer la nuit. Une fois le kayak gonflé (5 minutes), identifié avec mon numéro 90 collé sur la pointe avant droite, mon équipement et mes ravitaillements préparés, nous passons notre première nuit dans notre van.  

#3 Premier jour de course, on connait le parcours

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¤BAPTISTE :
Il y a beaucoup de monde sur la mise à l'eau. Le stress monte, il faut attendre un peu avant d’entrer dans l’eau… Je mets la jupe et me dépêche à me diriger vers le départ mais quand j’arrive vers le pont, malheureusement celui-ci a déjà été lancé, je pars donc dans les derniers. Je connais toute la première partie pour l’avoir effectué en SUP l’année dernière mais profite de la redécouvrir sous le soleil, cette fois-ci ; j’en oublie presque de m’hydrater correctement et de m’alimenter.
Je finis par subir un peu la chaleur et ressens un petit mal de tête, il est maintenant important de regarder la montre et de m’hydrater régulièrement. Une fois passé 14 heures, je m’arrête rapidement toutes les 2 heures afin de m’étirer le dos et les jambes. Les petits “rapides” de la journée se passent très facilement en mettant les genoux sur le côté du kayak, ce qui permet d’être beaucoup plus stable sur l’eau. Ce kayak est à la fois stable et très maniable, tout en gardant une belle ligne dans l’eau pour avancer.
A 20 heures, il reste encore quelques kilomètres pour rejoindre Castelnaud-La-Chapelle mais la sécurité avant tout, il est alors temps d’allumer toutes les lampes prévues à cet effet. Les sensations de pagayer dans le noir sont assez bizarres, l’impression de ne pas avancer est omniprésente mais j’arrive à bout de cette première étape.
Je décide de m’arrêter au point de contrôle de Castelnaud et non d'aller jusqu'à Siorac comme prévu. Je préfère à cet instant me reposer pour les prochains jours afin de ne pas prendre froid car la fraîcheur du soir a fait son apparition. C'est aussi pour récupérer correctement puisque mon poignet gauche commence à me faire souffrir. 

¤NICOLAS :
J’allume mon tracker que je positionne sur le pont avant de mon bateau et j'embarque. Je croise plusieurs membres de la team Itiwit, échange avec eux quelques mots d’encouragement pour enfin rejoindre la ligne. Le directeur de course vient d’annoncer les 2 minutes qui nous séparent du départ. Je me situe en 4ème ligne pour ne pas risquer le mauvais bain. Les secondes s’écoulent rapidement puis la nuée de bateaux est libérée, produisant un bruit de clapotis impressionnant. Il faut dire que 300 pagaies en mouvement en même temps, ça pousse de l’eau !!!
Je connais les 130 premiers kilomètres et j'ai donc déjà de bons repères pour choisir les bonnes veines d’eau que je passe sans encombre. Ce ne sera malheureusement pas le cas pour plusieurs autres concurrents. 
Je retrouve Julie, ingénieur Itiwit alignée en relais stand up paddle, et navigue avec elle pendant plusieurs kilomètres. La course va être très longue et j’apprécie pouvoir échanger quelques mots. J’arrive à Castelnaud, village choisi par les organisateurs pour être le premier point de contrôle et de sélection puisque seuls les concurrents arrivés avant 22 heures pourront poursuivre. Ma femme me ravitaille et me lit quelques messages d’encouragement diffusés sur un groupe Whatsap regroupant mes supporters ; j’équipe mon kayak de petites lumières sur la pointe avant et arrière et pars cette fois à la découverte de la rivière et surtout de moi-même ; je n’ai jamais navigué au-delà des 130 km…
La nuit tombe et la fatigue que j’ai pu ressentir s’estompe pour laisser la place au plaisir d’être seul, dans une nuit magnifique, baignée de la lumière de la pleine lune. De nombreux cygnes aveuglés par ma frontale s‘envolent à quelques mètres seulement de mon embarcation. Toutes les sensations sont décuplées : la vitesse semble beaucoup plus importante et on distingue désormais pleinement le son du courant qui accélère. J’adore ce moment. A noter que seules quelques centaines d’éphémères (papillons de nuit) viendront troubler momentanément ma grande plénitude, attirés par le faisceau de ma frontale.
J’arrive à Siorac en Périgord. Je débarque, satisfait de ma première journée sur l’eau, avec au compteur 147 kilomètres. Nous mangeons rapidement et ne tardons pas à dormir. 

 

#4 Deuxième jour de course, mascaret en vue

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¤BAPTISTE :
Pour ce 2ème jour, le réveil sonne à 5h30, le temps de prendre le petit déjeuner tranquillement et de mettre du strap sur quelques doigts avant de reprendre la route ou plutôt la rivière pour aller le plus loin possible. Mentalement c’est assez difficile car l’année d’avant, la course était terminée à ce stade. Mais là, il faut repartir, continuer…
Les paysages sont complètement différents mais restent tout aussi magnifiques. Les muscles sont plus lourds que la veille, mais il faut avancer jusqu’à Mauzac pour la 1ere partie de la journée. L’eau est beaucoup plus calme que la veille puisque l’on approche d’un gros barrage. Quelques kilomètres plus tard, l'équipage Itiwit sur le prototype du kayak x500 2 places me double et ça me permet de discuter un peu car je suis seul depuis le matin sur l’eau. J’essaie de rester dans leur sillage pendant quelques kilomètres jusqu’à ce qu’une crampe à la fesse surgisse. Je m’arrête sur le bas côté afin de m’étirer rapidement, sans le savoir je ne suis qu’à quelques minutes de Mauzac.
La première partie terminée, nous dégonflons et replions le kayak en échangeant avec quelques passants. La rapidité de dégonflage, de pliage, pour un tel kayak intrigue vraiment, en pleine course. J’en rigole tout seul car c’est vrai que c’est bluffant quand même.
Je mange et repars pour un rembarquement à Bergerac. Le kayak est redevenu rigide en 5 minutes afin de repartir de plus belle. Je passe l’après midi à contempler les châteaux et demeures du bordelais ; il y a de quoi se régaler. Je navigue une nouvelle fois jusqu’à la nuit mais cette fois, je termine à 21h30 avec 250 kilomètres parcourus depuis le départ. Nous passons la nuit sur la berge, juste devant un château pour une belle soirée bordelaise et pour profiter de notre sublime environnement.

¤NICOLAS :
Réveil très tôt ce matin pour embarquer à 6 heures, aux lueurs de mes lampes avant, arrière et frontale. Julie a embarqué au même moment, prenant le relais d’Adrien, son équipier. Nous naviguerons ensemble une bonne vingtaine de kilomètres pour rejoindre le point de contrôle de Mauzac. Nous avons 1h30 pour retrouver, en véhicule, un point d’embarquement situé en aval de Bergerac, à une vingtaine de kilomètres. Je suis bien, prends mon temps, m’alimente et en profite même pour me faire soigner une vilaine ampoule. Je viens de commettre une première erreur stratégique que je vais payer comptant. En effet, nous nous perdons sur la route et je laisse échapper une heure supplémentaire sur le temps de pause autorisé, une éternité pour moi ! Nous aurions dû rejoindre le point d’embarquement directement pour que je puisse m’alimenter et me soigner : une bonne leçon de réalisme et d’optimisation du précieux temps. 
Je repars et les premiers kilomètres gomment petit à petit ma frustration. La descente de la Dordogne se poursuit dans de très bonnes conditions, même si je ne m’attendais pas à trouver d’aussi longs segments plats et sans courant
J’approche de Sainte Foy la Grande. Elodie me ravitaille, je profite du lieu et m’octroie une longue pause. Je repars, navigue sur un bon rythme pour rejoindre Castillon la Bataille, km 260. Désormais, la  Dordogne monte et descend au rythme des marées. Je sais que je peux naviguer, en profitant du courant descendant jusqu’à 19h00. J’arrive à temps car je prends le courant du Mascaret (une vague qui remonte le fleuve grâce aux forts coefficients de marée) pendant un très court instant, juste le temps de rejoindre le ponton pour débarquer. Fatigué, je profite de la douche du club d’aviron local, conduit le van au milieu des vignes pour une nouvelle nuit réparatrice.

#5 Troisième jour, Nicolas arrive, ce sera le lendemain pour Baptiste

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¤BAPTISTE :
Le réveil sonne et le programme se répète : petit déjeuner, strapping des doigts et du poignet, équipement, préparation des affaires pour la journée et mise à l’eau. Il ne me reste “que” 100 kilomètres pour atteindre l’arrivée, et c’est quasi ce que j’avais prévu. Une journée pour faire 100 km, c’est largement faisable mais il faut faire face aux marées et au mascaret. Je passe Castillon La Bataille très tôt dans la matinée mais beaucoup sont déjà partis. Nous sommes quelques uns à nous suivre pendant plusieurs kilomètres jusqu’à ce qu’arrive la marée montante. Un combat physique et mental commence et va durer plus d’une heure avant de pouvoir sortir de l’eau pour éviter que le bateau ne recule. Nous sommes une dizaine à être sortis au même endroit tellement le courant se fait de plus en plus fort. 
Le poignet me fait vraiment très mal, la marée n’a pas dû l’arranger mais le courant se calme, il est temps de repartir. J'y vais pleine bourre, c’est la dernière journée donc je donne tout. Les paysages sont encore différents, châteaux, maisons bourgeoises, maisons de pêcheurs, etc, mais il devient quasi impossible de sortir de l’eau avec l’effet des marées. Heureusement que les paysages sont sublimes, ça permet de mieux supporter la douleur, la monotonie et la solitude.
Il est 17 heures, ça fait une heure que je cours après un SUP double et je retrouve mes assistants. Je suis plutôt en forme, il reste 35 km mais la marée commence à refaire des siennes et le mascaret approche, tout le monde sort de l’eau. Je ne sais plus trop quoi faire mais par raison de sécurité, je sors également. La journée est alors terminée, je ne finirais pas la course aujourd’hui. Je suis à la fois déçu de ne pas finir au 3e jour mais je suis content de pouvoir profiter un peu de mon trip, de rigoler, de me reposer pour bien mieux récupérer… Ce sera une vraie soirée détente, cette fois. Il ne me reste plus que 35 km à réaliser, un jeu d’enfants !

¤NICOLAS :
Je m’autorise «une grasse matinée» jusqu’à 7h30 car le courant de la marée est défavorable. J’embarque à 9h45 en sachant que je devrai naviguer durant une bonne heure à contre courant. Mon bateau, très maniable, me permet de prendre le meilleur contre-courant à seulement quelques centimètres de la berge, me laissant suffisamment d’espace pour «planter» ma pagaie dans l’eau. Je suis très concentré pour slalomer entre les branches et les différents obstacles de la rivière. Je suis serein car je sais que la construction en Dropstitch de mon kayak gonflable est très solide. Je navigue à un rythme d’enfer puisque je fais jeu égal avec des kayaks surf-ski, profilés pour la compétition ; mes adversaires n’en reviennent pas, étonnés du rendement de mon bateau gonflable
Je ressens la bascule de la marée et navigue désormais en plein milieu de la Dordogne, large de plusieurs centaines de mètres, pour me faire pousser par le courant descendant. J’arrive à Libourne. Elodie, qui m’attend sur la rive gauche trop abrupte, ne peut pas me remettre en mains propres mon ravitaillement. Elle décide finalement de me le lancer, opération réussie avec succès.
Ma montre GPS manque de mémoire et m’abandonne. Je suis désormais sans aucune donnée kilométrique. Je vais devoir naviguer à la sensation
Je pagaie à un rythme très élevé, aidé par le courant qui me pousse à une allure folle, faisant défier le paysage. Sans les informations de ma montre, je suis incapable d’identifier ma position et donc le prochain point de ravitaillement d’Elodie. Le temps passe, passe encore. Je décide de débarquer mais trouve tardivement un endroit approprié. Je pense avoir navigué une vingtaine de kilomètres depuis Libourne. Je sors mon téléphone pour faire un point GPS et là, c’est une énorme surprise, j’ai parcouru le double de distance :  je suis à Cavernes au km 318 !
Pour les 30 derniers kilomètres, je suis aveuglé par le soleil de face. La Dordogne est tellement large qu’il est difficile de viser un cap à l’horizon. Le courant ralentit et je sens que mon bateau a maintenant beaucoup moins de vitesse. Un puissant bateau à moteur de l’organisation se porte à ma hauteur. Le capitaine m’annonce la bascule dans une demie-heure. Je continue de pagayer avec énergie mais c'est insuffisant pour éviter l’inversion de la marée. Ma vitesse est désormais très faible. Je lutte contre un courant extrêmement puissant. Je n’avance plus, je suis piégé par les forces de l’eau et ne peux même pas distinguer la suite du parcours, gêné par un énorme débarcadère où est amarré un gros bateau qui assure les traversées de l’estuaire. Je pense, un très court instant, arrêter là mon avancée. Je ne le sais pas encore mais ce sont mes derniers mètres de progression avant l’arrivée qui se trouve juste derrière. J’entends alors une ovation avec des sifflets, des cris de joie, des bravos Nico ! C’est terminé, il est environ 17h00 et je viens de franchir la ligne d’arrivée de la DI 350.
Je débarque et suis immédiatement félicité par ma femme et les équipes d'Itiwit. On me tend une bière que je bois avec beaucoup de plaisir, interrompu par la prise de photo souvenir avec l’équipe. Je suis ravi et très fier de ce que je viens de réaliser.

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#6 Derniers efforts pour Baptiste

Je sais qu’il ne me reste que 35 kilomètres à effectuer mais j’attends que la marée montante soit passée pour prendre le départ. Ce sera plus facile que de s’arrêter après quelques kilomètres. Je profite de ces derniers coups de pagaie pour contempler les derniers moments de cette aventure. Je passe l’épave et je sais à ce moment qu’il ne me reste pas beaucoup de kilomètres à effectuer. Je pagaie et pagaie encore mais je ne sais pas trop où je me situe géographiquement. Je prends donc mon téléphone pour regarder ce qu’il me reste et je vois l’arrivée à quelques petits kilomètres. Je pagaie encore en longeant la côte mais le courant est très fort proche des poteaux et des grosses péniches. Je m’en écarte un maximum et j’entends, enfin, après 4 jours de course, les applaudissements de l’arrivée… Ça y est, je l’ai fait, et en kayak gonflable !
Mes compagnons de voyage immortalisent le moment en m'aspergeant avec du mousseux telle l'arrivée d'un grand prix de Formule 1, GÉNIAL ! Je suis très fier d’avoir réalisé ce beau défi. Nicolas, arrivé la veille, m'a attendu à l'arrivée. C'est l'occasion d'une belle photo avec lui. Et, oui on l'a fait !

 

Le départ en vidéo

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