340 KILOMÈTRES SUR LE RHÔNE EN KAYAK GONFLABLE ITIWIT3

"Lika & moi (Maxime) nous aimons la nature. Notre terrain de prédilection est plutôt la montagne et notamment Belledonne prés de chez nous à Grenoble. Un jour nous nous retrouvons prés de la Drome pour une petite descente. Des souvenirs d’un aventurier ayant fait Paris-Moscou à la rame, les expéditions d’un de mes cousins en mer me reviennent. Et le film "comme un avion" de Podalydes, tout a fait mon esthétique... L’idée est au stade d’embryon. Où ? Comment ? Nous n’avons jamais fait ça. Pour cette première, ça sera le Rhône et ses barrages intimidants. Se retrouver dans le sud à la fin du parcours nous plaisait bien aussi...allez, c'est parti pour une aventure sur l'eau à 2.
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Le matériel pour l'autonomie totale

Le levier c’est clair, c’est la découverte des nouveaux produits Decathlon. La possibilité de nous équiper dans ce magasin me rassure personnellement. J’ai une histoire commune avec Decathlon à travers le sport évidement. Et j’ai toujours été agréablement surpris par les innovations et la démocratisation d’une discipline chaque fois que cette boite s’y invertit.

Donc nous choisissons naturellement un kayak gonflable Itiwit3 car la facilité de transport va grandement aider son aventure. Je contacte la marque Itiwit via Facebook pour avoir des conseils. Et voila qu'on me donne le contact de Claude, qui a traversé la France en sup gonflable Itiwit l'été dernier en passant par le Rhône. Il a été très sympa et m'a donné des astuces pour réussir au mieux notre aventure et prendre beaucoup de plaisir.

Voici la liste de tout le matériel que nous emportons :
- 1 Kayak gonflable ITIWIT 3 / 2 pagaies démontables 2 parties / 1 pompe à main double action 2,6L.
- 2 gilets d'aide à la flottabilité 50N+.
- 2 sacs de randonnée Quechua, protégés par des sacs à gravats. (Regretterons-nous l'impasse sur de véritables sacs étanches) ?
- des vêtements de pluie + change.
- 1 tente Arpenaz 2 personnes (jamais déçu, en toutes circonstances).+ 2 sacs de couchage Forclaz  10° + 1 matelas gonflable Quechua 120.
- 2 frontales, deux lampes d'appoint +1 popote Quechua (très pratique), plus quelques ustensiles de cuisine.
- 1 grand plaid pour le soir et du ravitaillement, boites, riz, pâtes, gros stock de chocolat et de biscuits.
- 1 grande bâche de peintre pour protéger tout ça en cas de pluie.

Avant le départ nous avons testé notre matériel sur un plan d'eau calme, pesé l'ensemble et appris à équilibrer l'embarcation. Un kayak mal équilibré est le genre de chose qui peut vite agacer...
 

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Les 3 premiers jours...et les premiers barrages

16 Août : Ça y est, départ de Lyon "choix complètement arbitraire" au niveau du pont Pasteur. Passage du barrage vers Pierre Bénite. Découverte des passages. Nous avions repéré évidement. Malgré tout, la signalisation s'est avérée perturbante le long du parcours. Parfois très présente et parfois quasi inexistante. Ça crée des doutes sur les remises à l'eau. J'aurais parfois préféré qu'il n'y ait rien tout. Au moins c'est clair.
Arrêt à hauteur de Millery. Gros orage pendant la nuit. La bâche remplit très bien son office. Ça sera notre seul vrai épisode de pluie. Nous avons de la chance. Journée de mise à l'eau, on avance très peu.

17 Août : Traversée de Vienne. Le paysage devient de plus en plus agréable. Passage du barrage d'Ampuis, plus d’endroit chouettes ou bivouaquer à partir de là. Bivouac en aval du barrage prêt d’un drôle de circuit pour modèles réduits. Petit serpent amical. Réveil à l’ombre. Le premier réconfort pour ceux qui aiment le bivouac, le feu de camps, capital.

18 Août : Barrage vers Saint Pierre de Boeuf. Nous avons opté pour des passages en 2 étapes. D’abord le matériel, puis le kayak. Ça prend du temps mais ça fonctionne. Nous avions envisagé de dégonfler le bateau systématiquement. Mauvaise idée. La prochaine fois nous ne manquerons pas de nous procurer le chariot de transport proposé par Decathlon. Il est conçu pour un kayak rigide, mais doit fonctionner sur un gonflable c’est certain. Voilà notre erreur principale qui nous coûtera du temps. Mais tout va bien, on y arrive.
Traversée de la réserve de l'île de la platière. Très bel endroit, oiseaux et castors. Une première pour moi. J’étais ravi d’en apercevoir enfin, nous en reverrons plusieurs. Et nous avons appris un mot « cæcotrophe », je vous laisse découvrir.
Bivouac après le barrage en compagnie d’une chèvre surveillée de prés étant donné son intérêt pour le bateau.
 

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Les 4 jours suivants, on prend le rythme...

19 Août : Déversoir de Pret de Peyraud et du barrage à hauteur d'Arras. Nous arrivons tard. Nous nous faisons surprendre par un éventuel manque d’eau et ça sera la dernière fois. Arrêt, ravitaillement en eau à Tournon. Tout au long du trajet, les gens que nous croisons sont extrêmement bienveillants, à l’image des policiers qui nous saluent à chacun de leurs passages. Et évidement curieux de notre périple. Certains très optimistes, « Ho vous y arriverez ! Vous y êtes presque », d’autres moins convaincus, mais toujours sympas. Bivouac après Tournon sur Rhône. Emplacement moyen, nous ne repartirons que plus tôt. 

20 Août : Barrage à hauteur de La Roche sur Glun. Traversée de Valence, ravitaillement en produits réconfortants, en fait des sandwichs tout à fait scandaleux mais ça fait du bien. Tous les soirs, nous n’oublions pas de dégonfler légèrement le kayak. Le conseil de Decathlon est à prendre au sérieux. Si vous laissez votre bateau au soleil, même une heure, vous risquez des dégâts. Bivouac au Km 113

21 Août : Barrage de La Grange et de Le Pouzin. Deux obstacles passés cette fois-ci. On avance de mieux en mieux. Pour ma part, je prends le rythme, j'ai l’impression de moins forcer sur les pagaies et d’être plus efficace. Bivouac à hauteur de Saulce, ragoût aux lentilles. Petite mention pour notre matelas gonflable. Lika et moi avons beaucoup bivouaqué en montagne. Nous sommes habitués au tapis de sol. Grand luxe très apprécié. 

22 Août :Barrage de Rochemaure, à hauteur de Donzère.  Deux barrages encore aujourd’hui. Les endroits où poser la tente étaient nombreux. Mais un marécage en amont du barrage nous a fourni des moustiques toute la soirée. Le kayak sera envahi de fourmis au matin. Ça sera le seul moment où nous serons embêtés par des insectes. Là aussi nous avons eu de la chance. 
Nous avons pris l’habitude de vidanger le kayak à chaque fois que nous prenons une rampe. Ce ne sont pas tant les rapides que l’accumulation goutte à goutte en ramant, inévitable. Un jour nous avons oublié, un peu affectés par la fatigue. Mais le poids du bateau est un rappel efficace.

 

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Un "rapide" technique, des oiseaux et le pont d'Avignon...

23 Août : Arrivée à Pont Saint Esprit. Beaucoup d'eau dans le kayak. Le "rapide" avant Pont Saint Esprit est un peu plus costaud que les autres. Une belle plage juste après permet de vidanger le kayak. Pas de barrage.

24 Août : On se repose à hauteur de Pont Saint Esprit. Bivouac très sympa et ravitaillement facile. On glande, on lit, on dort. Tentative de pêche pour ma part. Je n’étais pas si mauvais dans mes jeunes années. Mais là, il faut l’admettre, je suis nul.  Sujet « Pêche » clos.

25 Août : Barrage de Laudun-l'Ardoise. Bivouac à hauteur de Montfaucon. Beaucoup de petites cabanes d’observation des oiseaux, dont certaines qui ont bien vécu. Points sur les oiseaux. Il y en partout. Des hérons, gris, blancs, des cygnes, des canards., beaucoup de cormorans et des rapaces pêcheurs. Et nos préférés, les martins pêcheurs bleus métallique.

26 Août :Beaucoup de vent au réveil. On a hésité un moment avant de reprendre le fleuve. Ramer avec le vent est vraiment pénible, mais nous avançons malgré tout. Barrage à hauteur de Sorgues. Passage d’Avignon, ravitaillement. J’ai rencontré des difficultés à trouver une fontaine à eau, c’est désagréable. La capitainerie m’a donné un « tuyau », c’est secret, interdiction de le répéter ici. Nous cassons un aileron en positionnant trop vite le kayak sur la rampe. Première casse, et on plaide coupable. Bivouac après Avignon, pleine lune, endroit très sympa entre le vieux Rhône et le « canal ».

27 Août : Barrage à hauteur de Comps, un des plus difficiles, « Longs ». Dernier point sur les passages. Nous avons souvent perdu du temps à reconnaître les sites de remise à l’eau. Encore une fois, certains passages sont indiqués à la perfection. Où, combien de Km, traversée du fleuve ou pas. Puis, parfois rien. C’est quelque chose qui m’a un peu fait tourner en rond.
Arrivée de nuit à Beaucaire. Bivouac dans du sable, un plaisir pour les pieds, moins apprécié par Lika.
 

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Dernière ligne droite jusqu'à la mer...

28 Août : Déversoir de Beaucaire. Nous en avons fini avec les obstacles. C’est une très grande satisfaction. Traversée d’Arles. A partir de là, le ravitaillement est presque impossible. On espère tenir, nous y sommes presque. Bivouac dans la réserve "Marais du Vigneret". La fatigue me joue des tours. En arrivant sur notre lieu de bivouac, je constate la présence de crottin de cheval, sans rien en déduire. Je me demandais comment des cavaliers avaient pu passer par là. Puis, un grondement se fait entendre et une dizaine de chevaux, très surpris, surgit de derrière les arbres. Et oui, on est en plein milieu de la Camargue. Ceci explique cela.

29 Août : Traversé de Port Saint Louis du Rhône. Nous avions peur que le paysage soit triste. En fait c’est un endroit très agréable. Avec plein de petites maisons estivales, des pécheurs, des oiseaux. C’est une fois en mer, si vous vous rapprochez de Marseille en direction de l’Est que ça deviendra beaucoup moins joli. Nous continuons le long de la plage jusqu’à une aire de camping-car ou ma merveilleuse maman nous attend et nous offre un repos exceptionnel dans sa maison de Méounes. ON L'A FAIT !

CONCLUSION
S’agissant du matériel, c’est globalement très positif. Le seul vrai élément qui nous a manqué était le chariot. Claude qui a fait le Rhône en Stand up paddle nous avait prévenus. Tant pis pour nous.
Le kayak est top. Il faut peut-être un peu de temps pour bien placer son plancher par rapport aux boudins pour être en équilibre. Bien respecter la consigne. Gonfler à 50 % les boudins après avoir gonflé le plancher, puis, gonfler totalement. On s’y fait très vite. Le kayak gonflable n’est pas le plus hydrodynamique des bateaux mais ça avance. Le gonflage se fait très rapidement, promesse tenu. Pour vider le kayak c’est très facile, mais plus efficace si on dégonfle légèrement. Sinon l’eau ne circule pas librement jusqu’à la sortie.

Nous envisageons très sérieusement la descente de le Loire prochainement.

Lika et Maxime.

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