UN ÉCOTRIP EN KAYAK GONFLABLE SUR LE FLEUVE SHANNON

« L’année dernière, deux amis ont descendu le Tage sur 650 km, de Madrid à Lisbonne, sur deux kayaks gonflables (découvrez leur aventure au lien ci-dessous). Leur voyage a semblé incroyable ; j’ai donc signé aveuglément pour la prochaine aventure, sans en connaître la destination. Nous souhaitions faire un voyage qui combinait aventure et mission écologique. C’est pourquoi nous avons créé ensemble EcoTripping. »
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1/ Les préparatifs : entraînement à la pagaie et au ramassage de plastiques

Après mûre réflexion à étudier les fleuves des cartes, nous avons choisi le plus long cours des îles britanniques : le fleuve Shannon en Irlande. L’idée ? Partir de la source (le Shannon Pot dans le comté de Cavan) et pagayer sur plus de 300 km jusqu’à son entrée en estuaire, à Limerick. D’après nos recherches, la pollution plastique des océans s’inscrit aujourd’hui comme un problème majeur qui touche également les fleuves dont elle provient majoritairement. Nous avons donc décidé d’apporter notre contribution en ramassant les déchets plastiques que nous rencontrerions sur le Shannon.  Les grandes lignes posées, je devais me préparer ! Première étape : récupérer un kayak. Itiwit a véritablement soutenu le projet. La marque m’a fourni tout ce dont j’avais besoin, des pagaies jusqu’au kayak gonflable ! Côté kayak, je suis néophyte complet. Pour me lancer dans cette aventure, je devais améliorer ma condition physique. C’est là que j’ai reçu un très bon conseil : « la salle de sport ne vaut pas une sortie en kayak. Pagayez sur l’eau autant que vous le pouvez ». Le conseil fut avisé : mon premier « vrai » entraînement a eu lieu sur le Regent’s canal de Londres. Après avoir parcouru à deux reprises les 15 km entre Limehouse et Little Venice, j’avais une tendinite au poignet et des courbatures aux épaules. Bien que cette expérience ait suscité quelques inquiétudes, ce fut la meilleure chose à faire. Je me suis senti bien plus fort une fois reposé. Notre descente sur le canal nous a appris une grande leçon : nous ne pourrions jamais ramasser tout le plastique. Nous savions que l’Irlande n’était pas aussi polluée que Londres, mais ramasser les déchets plastiques a vraiment réduit notre vitesse. Nous avons modifié notre projet de sorte à ramasser le maximum de déchets plastiques transportables et avons invité d’autres ramasseurs à prendre part à l’initiative.

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2/ Arrivée et première journée sur l’eau

Soucieux de notre empreinte carbone, nous avons choisi le ferry pour gagner l’Irlande du Nord, puis le bus pour accéder au plus près de la source du fleuve, dans le charmant village de Belcoo. De là, nous avons cherché un taxi pour rallier Lough Allen (le fleuve est trop étroit pour pagayer depuis la source). Nous avons eu la chance de rencontrer Phelim, un chauffeur de bus local, qui a eu la gentillesse de nous y amener.

En partance du premier des nombreux lacs du parcours, nous avons découvert qu’en Irlande, la pluie ne s’arrêtait jamais. Mais était-ce véritablement important alors que nous savions pertinemment que nous allions êtres mouillés ?

Cette nuit-là, nous avons appris une dure leçon sur l’importance de vérifier ses équipements avant de partir. Deux des cordes élastiques des arceaux de la tente avaient cédé : nous ne pouvions monter qu’une moitié de la tente. Obscurité, froid et pluie : le moment n’était pas des mieux choisi pour découvrir que la tente était cassée. J’ai appris une dure leçon de base : il faut vérifier son équipement.

Le deuxième jour, nous avons réparé la tente avant d’emprunter les méandres du Shannon jusqu’à Carrick où nous avons pris une pinte de Guinness dans un pub. Nous y avons rencontré Jim du camping de Carrick (voir le lien vers le site Internet du camping ci-dessous). Nous lui avons parlé de notre projet et il nous a donné quelques conseils avant de nous offrir un endroit pour passer la nuit. En deux jours, deux personnes ont tout fait pour nous aider, ce qui a été le cas de presque tous ceux que nous avons rencontrés : gentillesse, générosité et convivialité étaient les maîtres-mots. Un ami irlandais m’a dit qu’il s’agissait du « céad míle fáilte » qui veut que les visiteurs soient souvent accueillis à bras ouverts.

En tant que citadins habitués au confort matériel ayant connu l’humidité, le froid et la saleté pendant à peine 24 heures, nous avons compris que les douches allaient être un luxe dont nous devrions nous passer. Pourtant, nous nous sommes sentis frais et disposés le lendemain matin !
 

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3/ Camping sauvage et gestion de l’eau

L’Irlande est un beau pays, incroyablement vert, dont les chevaux sauvages sillonnent la terre. Camper le long du fleuve ne devait comporter aucune difficulté. Celui-ci était bordé de tronçons de terres agricoles inutilisées où nous nous installions au coucher du soleil et que nous quittions assez facilement à l’aurore. Une fois seulement, nous avons mal jaugé la situation : nous avons été réveillés par 20 taureaux et un fermier mécontent qui nous a expliqué que cette terre était exploitée. Une confrontation matinale quelque peu étrange qui s’est transformée en une conversation amicale avant de prendre la route sous les yeux du fermier et de son troupeau. Au cours de ce voyage de neuf jours sur le fleuve, il était également essentiel de veiller à bien gérer nos provisions. En général, nous rencontrions des magasins toutes les 24-48 heures. Même si cela a rarement posé problème, je me suis inquiété de la quantité d’eau restante à plusieurs reprises. Étrangement, mes deux compagnons ne semblaient pas si préoccupés. J’ai par la suite appris qu’ils disposaient de comprimés d’iode leur permettant de boire l’eau du fleuve, si nécessaire. Quand nous sommes arrivés à Athlone, l’une de nos équipes est subitement tombée malade. Nous avons plus tard découvert que cela était dû à la consommation d’eau du fleuve non traitée par comprimés d’iode. Nous avons eu beaucoup de chance : Athlone est l’une des seules villes du parcours à abriter un centre médical. Leçons apprises : n’oubliez pas les comprimés purificateurs d’eau et faites attention à l’endroit où vous campez.
 

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4/ Les vents du Lough Derg

Après environ six jours, la pluie était devenue quelque peu assommante, mais ce n’était rien comparé au vent. En Irlande, le relief est essentiellement plat. Certains des grands lacs sont si exposés que le vent vous fouette. Le Lough Derg était le plus grand des lacs de notre parcours. Au cours de sa traversée qui a duré deux jours, nous avons affronté des vents extrêmement forts et des vagues extrêmement hautes. Le vent qui traverse ce lac de 130 km² permet aux vagues de bien se former : la pagaie s’est révélée incroyablement difficile.  Bien que compliqué, le premier jour sur le Lough Derg nous a paru très amusant. En revanche, nous ne savions pas que nous rencontrerions un vent d’ouest de force 9 le deuxième jour de notre périple vers le sud à partir de Williamstown Harbour. Ainsi, lorsque nous sommes descendus et avons bifurqué vers Mountshannon, les intempéries nous ont heurtés de plein fouet. Mes amis qui utilisaient des kayaks SUP ont chaviré à plusieurs reprises et ont dû trouver refuge sur les rives. À ce stade, je dois rendre hommage à la stabilité et à la conception du kayak Itiwit. Même si pagayer dans le vent et les vagues n’était pas une mince affaire, le kayak n’a jamais menacé de se renverser et mes affaires étaient solidement attachées à l’arrière. À dire vrai, je m’amusais. J’ai continué à pagayer, progressant plutôt bien contre les vagues. Constatant que mes amis s’étaient arrêtés, j’ai fait demi-tour afin de savoir ce qui leur arrivait. Nous avons consulté la météo pour savoir quand le vent allait s’arrêter. Selon les prévisions, il devait durer plusieurs jours. Notre planning étant serré, nous avons été contraints de prendre un taxi jusqu’au prochain tronçon du fleuve.
 

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5/ Les rapides de Castleconnell et la pollution de Limerick

Le tronçon du Shannon en aval de Castleconnell vaut le coup d’œil. Cette partie du fleuve comporte plusieurs petits rapides très faciles pour un débutant, mais surtout incroyablement amusants. Ce tronçon étant réservé aux bateaux (il est géré par l’Office des pêches : vérifiez les horaires de pagaie), le paysage semble intact : chaque détour offre végétation et faune ornithologique luxuriantes. Comme à Castleconnell, une grande partie du fleuve traverse l’Irlande rurale ; nous n’avions donc parfois aucun plastique à ramasser. En y regardant de plus près, j’ai été assez impressionné par la propreté du fleuve, même si je soupçonne certains déchets plastiques d’avoir atteint le lit du fleuve, loin de notre vue et de notre portée. Plus nous approchions de Limerick, plus nous savions que les eaux étaient peuplées. C’est le seul tronçon pour lequel nous avons dû nous battre pour transporter tous les déchets que nous avons trouvés. Cette partie comportait plusieurs objets répugnants, notamment à proximité de l’Université. Nous les avons néanmoins ramassées et les avons emportées alors que nous entrions sur le dernier tronçon. Les dix derniers kilomètres ont été véritablement difficiles. Cela faisait neuf jours que nous pagayions et nous nous trouvions dans des eaux marémotrices, à contre-courant. C’était comme pagayer dans la boue. J’aimerais dire que seule la détermination nous a menés jusqu’au bout, mais je rêvais surtout de dormir dans un lit et de manger une bonne pizza.

 

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6/ MERCI ITIWIT

Le kayak Itiwit m’a permis de descendre le Shannon et je suis sûr qu’il aurait pu m’amener encore plus loin. Je ne peux pas le reprocher.

C’était le deuxième voyage de ce petit groupe d’ÉcoTrippers, dont la troisième aventure est déjà prévue pour l’été prochain. Vous pouvez nous suivre sur ecotripping.co.uk ou sur Instagram.com/eco_tripping pour en savoir plus. 

Un grand merci à Itiwit pour avoir rendu ce voyage possible.

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